Les mots de votre soumission d’excavation
MG-20, pierre nette, foisonnement, talutage, ocre ferreuse. Personne ne naît en connaissant ce vocabulaire, et une soumission est difficile à comparer quand la moitié se lit comme du code. Voici les termes qui reviennent réellement, en langage clair.
MG-20
Pierre concassée contenant toutes les tailles de particules, de la poussière jusqu'à environ 20 mm. Les fines verrouillent les gros morceaux entre eux au compactage, et c'est ce qui donne sa portance à une entrée ou à une fondation de dalle. C'est le matériau de base standard, à ne jamais confondre avec la pierre nette.
Pierre nette
Pierre lavée dont toutes les fines ont été retirées, donc toutes les particules ont sensiblement la même taille. L'eau y circule librement, ce qui en fait le bon matériau autour d'un drain français. Elle ne se compacte jamais, ce qui en fait le mauvais matériau sous une entrée.
Criblure
La fraction fine issue du concassage, de la poussière à quelques millimètres. Sert de lit de pose sous du pavé ou de couche de surface. Retient l'eau, donc n'a jamais sa place en profondeur dans une fondation.
Sable filtrant
Sable répondant à une granulométrie précise, utilisé dans un élément épurateur. C'est sa taille de particule qui détermine la vitesse de percolation de l'effluent, alors substituer du sable ordinaire n'est pas un raccourci, c'est un échec.
Tout-venant
Matériau tiré d'une carrière ou d'une sablière sans tamisage ni concassage. Peu cher, variable, utile en sous-fondation là où la constance importe peu.
Géotextile
Toile synthétique perméable qui laisse passer l'eau en retenant les particules fines. Posée entre un sol argileux et la pierre, elle empêche les deux de se mélanger et triple environ la durée de vie utile d'une fondation ou d'un drain.
Enrochement
Grosses pierres angulaires posées pour protéger un talus, une berge de fossé ou une sortie de ponceau contre l'érosion. Se dimensionne au poids et non à l'apparence.
Terre végétale
La couche organique foncée en surface du sol. Précieuse pour l'aménagement, inutile comme remblai : elle se comprime, se décompose et retient l'eau. Elle est décapée et mise en tas séparé avant tout travail structural.
Roc
Roche massive sous le sol. Dès que le godet l'atteint, creuser devient casser ou forer, ce qui change beaucoup le coût du chantier. Fréquent près de la surface autour de Lac-Mégantic et dans plusieurs quartiers de Sherbrooke.
Nappe phréatique
Le niveau sous lequel le sol est saturé d'eau. Une fouille creusée en dessous se remplit et exige un pompage et un plan de rabattement. Les terrains riverains de Magog en sont le cas classique.
Foisonnement
L'augmentation de volume du sol une fois excavé, généralement de 20 à 30 pour cent, parce que le creusage y introduit des vides. C'est pourquoi le tas à côté du trou paraît toujours plus gros que le trou, et c'est là-dessus que se calcule le nombre de voyages de camion.
Sol gélif
Sol fin, silt ou argile, dans lequel l'eau migre vers le front de gel et forme des lentilles de glace qui soulèvent ce qui repose dessus. La raison pour laquelle les semelles descendent sous la ligne de gel.
Glace de ségrégation
Les lentilles de glace qui grossissent horizontalement dans un sol gélif. Ce n'est pas l'expansion de neuf pour cent de l'eau qui gèle — c'est ça qui soulève réellement les fondations et les dalles, et ça peut lever plusieurs tonnes.
Ligne de gel
La profondeur à laquelle le sol gèle dans un secteur donné. En Estrie, ça signifie généralement poser une semelle entre 1,2 et 1,8 mètre de profondeur, fixée par le règlement municipal et non par préférence.
Compaction
Densifier un matériau en chassant l'air entre les particules, par couches d'environ 30 cm. Invisible une fois terminée, ce qui en fait l'étape la plus souvent escamotée, et ce qui explique qu'un remblai s'affaisse au deuxième printemps.
Tassement différentiel
Quand une partie d'un ouvrage descend plus qu'une autre. C'est ce qui produit une fissure droite avec une dénivellation entre les deux côtés, plutôt qu'un faïençage aléatoire en toile d'araignée.
Talutage
Tailler les parois d'une fouille en pente pour qu'elles ne puissent pas s'effondrer. Exigé au-delà d'une certaine profondeur en sol pulvérulent, et c'est pourquoi un trou de fondation occupe beaucoup plus de surface que le bâtiment lui-même.
Étançonnement
Retenir les parois d'une fouille par une structure temporaire au lieu de les taluter. Utilisé là où il n'y a pas d'espace pour taluter, près d'une limite de propriété ou d'un bâtiment existant.
Fond de fouille
Le plancher fini du creusage, nivelé au laser rotatif. Un fond irrégulier oblige soit à couler du béton supplémentaire pour rattraper, soit à accepter une semelle d'épaisseur variable.
Décapage
Retirer la terre végétale et la matière organique avant tout travail structural. Laissée en place sous une dalle ou une fondation granulaire, elle se décompose et le sol descend deux à quatre ans plus tard.
Remblai
Matériau remis contre une fondation ou dans une tranchée une fois les travaux faits. Il se remet par couches compactées, et un granulat drainant vaut mieux que l'argile sortie du trou.
Déblais
Matériaux excavés. Une partie est réutilisable en remblai, le reste part vers un site autorisé. L'espace dont dispose un terrain pour les entreposer est souvent ce qui rend une soumission moins chère qu'une autre.
Implantation
Piqueter les coins du bâtiment à partir du certificat d'implantation, en respectant les marges de zonage. Se fait après le nivellement grossier, parce que le nivellement déplace les repères.
Brise-roche
Marteau hydraulique monté sur pelle, utilisé pour casser le roc ou le béton. Plus rapide et plus économique qu'un marteau-piqueur portatif au-delà d'un certain volume, mais il transmet des vibrations dans le sol.
Drain français
Le tuyau perforé qui ceinture la semelle et empêche l'eau de monter le long du mur de fondation. Il draine le pourtour de la semelle, pas le sous-sol lui-même.
Ocre ferreuse
Dépôt orangé gélatineux produit quand une bactérie oxyde le fer dissous dans l'eau souterraine. Il colmate les perforations du drain de l'intérieur. Le phénomène est chimique et non mécanique, alors aucune qualité d'installation ne l'empêche — seulement des regards d'accès pour un nettoyage périodique.
Efflorescence
Le dépôt blanchâtre et poudreux au bas d'un mur de fondation : des sels minéraux laissés par l'eau qui traverse le béton et s'évapore à l'intérieur. Le signe le plus précoce et le plus fiable d'un problème de drainage.
Noue
Dépression large, peu profonde et engazonnée qui conduit l'eau de surface vers un exutoire. Invisible une fois le gazon repoussé, sans entretien, et préférable à un drain enterré partout où la topographie le permet.
Exutoire
L'endroit où l'eau recueillie aboutit finalement : un fossé, la rue, une noue, un puits percolant. Sans exutoire, des travaux de drainage ne font que déplacer le problème.
Étude de caractérisation
Le rapport d'un professionnel habilité qui détermine la perméabilité du sol, la profondeur de la nappe et du roc, et donc quelle installation septique est permise. Aucune municipalité n'émet de permis sans elle.
Élément épurateur
La partie d'une installation septique qui fait le vrai traitement, en laissant l'effluent percoler dans un sable filtrant où les bactéries du sol terminent le travail. Rouler de la machinerie dessus après construction le détruit.
Ponceau
Le tuyau qui fait passer l'eau du fossé sous une entrée charretière. Mauvais diamètre, mauvaise pente ou obstrué par les sédiments, et le fossé déborde sur votre terrain et sur celui d'en face.
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