Richmond a grandi autour du chemin de fer et de son activité manufacturière, ce qui a laissé un centre dense de maisons ouvrières et quelques belles demeures de brique. Deux types de bâti qui posent des questions différentes dès qu'on parle de carreler.
Les maisons ouvrières et leurs pièces compactes
Une salle de bain de six pieds sur huit dans une maison de rang serré coûte proportionnellement plus cher à carreler qu'une grande pièce. Le temps fixe de préparation reste le même, mais presque chaque carreau demande une découpe autour d'un appareil ou d'un coin.
C'est aussi dans ces pièces exiguës que le choix du format compte le plus visuellement. Un grand carreau réduit le nombre de joints et agrandit visuellement la pièce, mais il demande un mur beaucoup plus plat, ce qui est rarement acquis dans une maison ancienne.
Les demeures de brique et leurs planchers
Les maisons bourgeoises du centre ont des planchers de bois d'origine souvent en bon état, mais posés sur des structures qui n'anticipaient aucune charge rigide. La déflexion y est fréquemment au-delà de ce que la céramique tolère.
Renforcer un plancher dans ce type de maison demande de travailler par le dessous quand c'est accessible, ce qui préserve les planchers d'origine des pièces voisines. C'est plus long, mais c'est ce qui évite de sacrifier un plancher centenaire pour en carreler un autre.
Les sous-sols et l'humidité du bâti ancien
Les fondations de pierre ou de béton coulé sans pare-vapeur laissent passer l'humidité du sol. Carreler un plancher de sous-sol dans ces conditions donne un mortier qui ne prend jamais correctement et un carreau qui se décolle par zones.
Le test au polythène scellé quelques jours sur la dalle révèle le problème avant l'achat des matériaux. Quand l'humidité est confirmée, il existe des systèmes conçus pour gérer la vapeur, mais ils changent le devis et devraient être chiffrés d'avance.
L'entrée, la pièce la plus sollicitée
Dans le bâti ancien, l'entrée donne souvent directement sur l'extérieur sans tambour. Elle reçoit toute la neige, le calcium et l'eau de fonte de l'hiver, concentrés sur quelques pieds carrés.
Un carreau à surface texturée reste antidérapant mouillé, et un coulis foncé pardonne bien davantage que le blanc dans ce contexte. Ces choix relèvent de l'usage réel de la pièce, et méritent d'être décidés avant l'achat plutôt qu'après le premier hiver.
Les travaux à North Hatley
Céramique de salle de bain
Murs, plancher et pourtour de baignoire : où l'étanchéité commence et où le carreau n'y suffit pas.
Douche à l'italienne
La pente vers le drain, la membrane et le test d'eau : les trois points où une douche se gagne ou se perd.
Céramique de plancher
Déflexion du plancher, planéité du support et joints de fractionnement : ce qui fait fissurer un carreau.
Dosseret de cuisine
Mosaïque, métro ou grand format : pourquoi une petite surface coûte cher au pied carré.
Plancher chauffant sous céramique
Câble, natte ou membrane découplante chauffante : ce qui se décide avant la pose, jamais après.
Réparation de coulis et joints
Coulis fissuré, joints noircis, calfeutrage décollé : ce qui se répare et ce qui annonce un problème plus profond.
Carreau grand format
Plus le carreau est grand, moins le support pardonne. Nivellement, mortier et système d'alignement.
Céramique extérieure
Balcon, terrasse, entrée : pourquoi un carreau posé dehors au Québec suit des règles complètement différentes.