La plupart des gouttières qui coulent n'ont pas besoin d'être remplacées. Un joint qui suinte, un crochet arraché, une section affaissée de deux pouces : ce sont des réparations d'une à trois heures qui redonnent dix ans de service à un système en bon état. Notre travail commence par vous dire honnêtement dans quel camp se situe votre situation.
Les quatre défaillances les plus courantes
Le joint qui coule vient en tête. Le scellant d'origine durcit, se fissure sous les cycles de gel, et l'eau descend le long du mur exactement sous la jonction. Vient ensuite le crochet arraché, presque toujours causé par le poids d'une gouttière remplie de matière mouillée qui a gelé en bloc l'hiver précédent.
La pente inversée est plus sournoise : la gouttière n'a pas l'air brisée, mais l'eau stagne au milieu de la course et déborde toujours au même endroit. Enfin, la section tordue par une branche ou par une plaque de neige qui a glissé d'un toit de tôle se répare rarement : on remplace la longueur touchée en la raccordant à la même teinte.
Le diagnostic avant le devis
Nous ne devinons pas d'où vient une fuite en la regardant du sol. Nous montons, nous remplissons la section suspecte à l'eau et nous suivons le trajet réel de l'écoulement. Il arrive régulièrement que l'eau vue sur un mur provienne d'un joint situé six mètres plus loin, ou d'un solin de toiture qui n'a rien à voir avec la gouttière.
Quand la cause est ailleurs que dans la gouttière, nous vous le disons et nous ne facturons pas une réparation qui n'aurait rien réglé. C'est le genre de situation où l'honnêteté coûte une petite facture et gagne un client pour dix ans.
Comment nous réparons, concrètement
Les joints sont grattés jusqu'au métal nu, dégraissés, puis rescellés à l'uréthane de qualité toiture, pas au silicone qui n'adhère pas durablement à l'aluminium. Les crochets arrachés sont remplacés par des crochets cachés vissés dans du bois sain ; si le bois de rive est pourri, la vis ne tiendra pas et nous vous le signalons avant de commencer.
La pente se corrige en repositionnant les crochets un par un, du point haut vers la descente, avec un fil de référence. C'est un travail patient qui prend plus de temps qu'il n'y paraît, mais c'est la seule façon d'éliminer l'eau stagnante au lieu de la déplacer de trois pieds.
Quand réparer cesse d'être rentable
Trois signes changent la recommandation : l'aluminium fendillé sur plusieurs sections, un bois de rive pourri sur une bonne partie de la longueur, ou des joints qui ont déjà été rescellés deux fois par un entrepreneur précédent. Dans ces cas, chaque réparation en appelle une autre et l'argent part en morceaux.
Nous vous donnons alors les deux prix côte à côte : la réparation immédiate avec sa durée de vie probable, et le remplacement continu avec sa garantie. Vous choisissez avec les chiffres devant vous, pas sous pression au bas d'une échelle.
Repères sur la réparation
Le diagnostic avant le devis
La section suspecte devrait être remplie à l'eau pour suivre le trajet réel de l'écoulement. Une fuite vue sur un mur vient régulièrement d'un joint situé six mètres plus loin.
Le scellant utilisé
De l'uréthane de qualité toiture sur métal gratté et dégraissé. Le silicone d'usage général se décolle en pellicule après quelques cycles de gel : c'est la cause de bien des reprises.
Quand la réparation cesse d'être rentable
Aluminium fendillé sur plusieurs sections, bois de rive pourri sur une bonne longueur ou joints déjà rescellés deux fois. Demandez les deux prix côte à côte avant de décider.
La règle du tiers
Si la réparation coûte moins du tiers du remplacement et que le système a encore la moitié de sa vie devant lui, réparer est généralement le bon choix.