La gouttière recueille l'eau ; c'est la descente qui décide où elle finit. Une maison bien gouttiérée dont les descentes rejettent à douze pouces du mur envoie encore des milliers de litres directement contre sa fondation chaque année. C'est là que se jouent les fissures, les sous-sols humides et les dalles de garage qui s'affaissent.
Le nombre et l'emplacement des descentes
Une règle de terrain simple : une descente par 35 à 40 pieds de gouttière, et jamais plus de 45 pieds entre deux points d'évacuation. Beaucoup de maisons construites vite dans les années 1980 et 1990 n'en ont qu'une seule par côté, ce qui force toute l'eau d'un versant à traverser une longue course avant de trouver la sortie.
L'emplacement compte autant que le nombre. Nous évitons les descentes qui débouchent dans un passage piétonnier, au-dessus d'un escalier de béton ou du côté d'un terrain qui redescend vers la maison. Ajouter une descente au bon endroit règle souvent un débordement chronique sans toucher au reste du système.
Sortir l'eau assez loin du mur
Une rallonge de trois pieds, c'est le minimum utilisable. Six pieds est la longueur qui règle la majorité des cas résidentiels en Estrie, où le remblai autour de la fondation reste plus perméable que la terre en place pendant des décennies. L'eau versée à un pied du mur suit le remblai et descend directement le long du béton.
Nous installons des rallonges d'aluminium fixes, des rallonges articulées qui se relèvent pour la tonte, ou des sorties enterrées selon le terrain et vos habitudes. La rallonge articulée est populaire, mais elle ne vaut rien si personne ne la rabaisse : nous en parlons franchement avant de la proposer.
Raccords enterrés et puits percolant
Quand la topographie ne permet pas de rejeter l'eau en surface, nous raccordons la descente à un tuyau enterré de quatre pouces qui la conduit vers un point de sortie plus bas sur le terrain, ou vers un puits percolant rempli de pierre nette. La pente minimale du tuyau est de un pour cent, avec un accès de nettoyage à la jonction.
Le piège des raccords enterrés, c'est qu'ils se bouchent sans qu'on le sache. Un tuyau obstrué refoule dans la descente et l'eau ressort exactement là où on ne voulait pas la voir. Nous installons systématiquement un regard de nettoyage accessible, et nous testons chaque conduit à l'eau après le raccordement.
L'hiver et le rejet en zone de gel
Une descente qui rejette sur une surface qui gèle crée une plaque de glace là où les gens marchent. Nous déplaçons ces sorties vers un point où l'eau s'écoule loin des passages, et nous prévoyons une sortie hivernale distincte quand le raccord enterré risque de geler à son extrémité.
Sur les maisons où la neige glisse d'un toit de tôle, nous fixons les descentes avec des attaches renforcées et nous évitons les positions directement sous une pente d'évacuation de neige. Une descente arrachée en février est presque toujours un problème de position, pas de fabrication.
Repères sur le drainage
Le nombre de descentes
Une par 35 à 40 pieds de gouttière, et jamais plus de 45 pieds entre deux points d'évacuation. Les emplacements devraient vous être montrés avant qu'on perce quoi que ce soit.
La distance de rejet
Six pieds règle la grande majorité des cas résidentiels de l'Estrie. Trois pieds est un minimum utilisable, un pied ne protège rien : le remblai ramène l'eau contre le béton.
Les conduits enterrés
Un tuyau de quatre pouces à pente d'un pour cent vers un point bas, avec un regard de nettoyage accessible et un test à l'eau après raccordement. Sans regard, un bouchon se découvre trop tard.
Ce qu'il ne faut pas raccorder
Le drain français. Il est conçu pour la nappe autour de la semelle, pas pour absorber le volume d'un toit pendant une averse.