Échangeur d'air (VRC) à Sherbrooke et en Estrie
Installation et équilibrage d'un ventilateur récupérateur de chaleur, exigé par le code dans les maisons neuves et souvent mal réglé dans les autres.
L'échangeur d'air est l'appareil le plus mal compris d'une maison québécoise. Beaucoup de propriétaires en ont un, presque personne ne sait à quoi il sert, et la grande majorité tourne sur un réglage installé une fois et jamais revu. C'est pourtant l'appareil qui détermine la qualité de l'air que vous respirez six mois par année.
Ce qu'il fait réellement
Un ventilateur récupérateur de chaleur évacue l'air vicié de la maison et fait entrer de l'air extérieur en quantité égale. Entre les deux, un noyau récupère la chaleur de l'air sortant pour préchauffer l'air entrant. On renouvelle l'air sans jeter le chauffage par la fenêtre.
Ce n'est ni un climatiseur, ni un purificateur, ni un déshumidificateur au sens propre. C'est un appareil de renouvellement d'air. Mais comme l'humidité intérieure vient surtout de l'occupation — douches, cuisson, respiration, séchage — renouveler l'air est précisément ce qui contrôle le taux d'humidité en hiver.
Pourquoi le code l'exige dans les maisons neuves
Une maison moderne est étanche. C'est voulu : l'étanchéité est ce qui rend le chauffage économique. Mais une maison étanche n'a plus la ventilation parasite qui renouvelait l'air autrefois par les fissures et les fenêtres mal jointes.
Sans ventilation mécanique, l'humidité et les polluants intérieurs s'accumulent. Résultat : condensation aux fenêtres, moisissure dans les coins de garde-robe et derrière les meubles sur murs extérieurs, air qui sent le renfermé. Le VRC est la solution normée à un problème créé par une bonne isolation.
Le réglage, presque toujours à revoir
La plupart des échangeurs de la région tournent au réglage laissé par l'installateur d'origine. Ce réglage était peut-être correct pour la maison neuve, vide, sans meubles ni occupants. Il ne l'est presque jamais pour la maison telle qu'elle est vécue.
Le bon réglage varie avec la saison : plus de renouvellement quand l'air extérieur est très sec en janvier, moins quand il est humide en avril. La cible d'humidité relative se situe autour de trente pour cent par grand froid et un peu plus par temps doux. Un hygromètre à vingt dollars vous dit si le vôtre est correct — et dans la majorité des maisons qu'on visite, il ne l'est pas.
L'équilibrage, l'étape qu'on saute
Un VRC doit évacuer autant d'air qu'il en fait entrer. Si les deux débits diffèrent, la maison se met en surpression ou en dépression. La dépression est la plus dommageable : elle aspire de l'air par toutes les fissures, y compris parfois par le drain ou la cheminée d'un appareil à combustion.
L'équilibrage se fait au moment de l'installation, avec des instruments, et se vérifie ensuite à l'entretien. C'est une étape invisible qui ne prend pas beaucoup de temps et qu'on saute quand personne ne la demande. Sur un appareil installé il y a dix ans, il y a de bonnes chances qu'elle n'ait jamais été faite.
Soumission écrite en 48 h
Photos, dimensions et adresse suffisent. La soumission indique le sol supposé et ce qui arrive si l’hypothèse est fausse.
Les questions qu’on reçoit sur ce service
Dois-je le laisser fonctionner tout le temps?
En continu à basse vitesse est généralement le bon mode en hiver, avec une accélération pendant les douches et la cuisson. L'arrêter complètement pour économiser fait remonter l'humidité en quelques jours et coûte plus cher en dégâts qu'en électricité.
Est-ce que ça remplace la hotte de cuisine?
Non. La hotte évacue directement la graisse et les odeurs de cuisson vers l'extérieur; le VRC renouvelle l'air général de la maison. Les deux sont complémentaires et une hotte à recirculation ne remplace ni l'un ni l'autre.
À quelle fréquence nettoyer les filtres?
Aux trois mois environ, davantage avec des animaux. Les filtres se rincent ou s'aspirent selon le modèle. Le noyau récupérateur se nettoie une fois par année, et c'est ce que presque personne ne fait — un noyau encrassé perd une bonne part de son efficacité.
Ça consomme beaucoup d'électricité?
Peu, en basse vitesse continue. Le gain de chaleur récupérée compense en bonne partie la consommation du ventilateur. Un appareil arrêté par souci d'économie coûte généralement plus cher en humidité et en moisissure qu'il n'aurait consommé.
Puis-je en installer un dans une maison existante?
Oui, et c'est fréquent. Le tracé des conduits demande de la planification dans une maison finie, mais c'est faisable dans la grande majorité des cas. On évalue le parcours et les points de raccordement avant de soumettre.
Échangeur d'air (VRC) — ville par ville
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