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Fermeture de terrain : ce qui doit être fait avant la première neige

Neuf tâches, dans un ordre précis. Celles qu'on saute reviennent toujours en facture au printemps suivant.

Fermeture de terrain : ce qui doit être fait avant la première neige

La fermeture de terrain est une liste, pas une improvisation. Chaque tâche omise en novembre revient en avril, généralement plus coûteuse qu'elle ne l'aurait été. Voici les neuf points, dans l'ordre où ils doivent se faire, et pourquoi l'ordre compte.

Du haut vers le bas, toujours

L'ordre n'est pas arbitraire : tout ce qui est en hauteur finit par tomber sur ce qui est en bas. On commence donc par les gouttières, puis les haies et les arbustes, puis les plates-bandes, et le gazon en dernier. Nettoyer le gazon avant de tailler la haie garantit de refaire le gazon.

Concrètement, ça donne : gouttières vidées, arbustes inspectés pour les branches cassées, vivaces rabattues ou laissées debout selon l'espèce, plates-bandes désherbées une dernière fois, puis le grand ramassage du gazon. Les surfaces dures sont soufflées à la toute fin, une fois que plus rien ne peut y retomber.

Ce qu'on rabat et ce qu'on laisse debout

Les vivaces dont le feuillage mort retient l'eau contre la couronne se rabattent : hostas, hémérocalles, pivoines, iris. Leur feuillage pourri en contact avec le collet est une invitation directe aux maladies fongiques, et plusieurs de ces maladies passent l'hiver dans les débris pour recontaminer la plante au printemps.

Les graminées ornementales, les échinacées, les rudbeckias et les hydrangées se laissent debout. Leurs tiges retiennent la neige, ce qui isole le collet, et elles donnent à la plate-bande un intérêt visuel pendant cinq mois où il n'y a rien d'autre à regarder. Les rabattre à l'automne n'apporte rien à la plante et coûte tout l'hiver.

La protection hivernale, question de structure

La protection ne doit jamais toucher le feuillage. Une toile serrée directement sur un cèdre garde l'humidité contre les aiguilles, gèle avec elles et cause la brûlure qu'elle devait empêcher. Il faut des piquets bien ancrés qui tiennent le tissu à quelques centimètres, avec le haut ouvert pour laisser l'air circuler.

Sur les cèdres de plus d'un mètre cinquante, on attache d'abord la ramure en spirale avec une corde souple, parce qu'une neige lourde ouvre un cèdre en deux et cette déformation ne se corrige pas. La corde se pose sans serrer : elle empêche l'écartement, elle ne comprime pas le plant.

La dernière tonte et la purge

Les tontes de fin de saison descendent progressivement pour finir autour de six centimètres. Trop long, le gazon se couche sous la neige et devient un lit parfait pour la moisissure nivéale. Trop court, les couronnes sont exposées au gel et au sel. La descente doit être graduelle : une seule tonte très courte en novembre stresse la plante juste avant l'hiver.

Ensuite, tout ce qui contient de l'eau est vidé : boyaux, robinets extérieurs fermés au robinet d'arrêt intérieur puis purgés, pots de terre cuite vidés et rangés à l'abri. Un pot plein de terre humide éclate à la première nuit sous les moins quinze, et un boyau laissé plein gèle jusqu'au raccord.

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